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A Mes SOUHAiTS !

2 Janvier 2012 , Rédigé par rougesperanza.over-blog.com

 

 

Bin oui, soyons honnêtes, nos souhaits doivent être offerts avec le commun désir de partager le Bonheur du Monde, pas en égoïstes !

Pour cela que je ne dispose pour déposer à vos pieds que des miens... en tout et pour tout !

 

Et les miens se résument à continuer de vous offrir de belles et bonnes variétés de petits fruits, pour que vous puissiez alors les apprécier comme elles se doivent de l'être et continuer avec ferveur à m'en acheter de nouvelles...

Tout simplement !

 


Framboise.jpg

Comme était la coutume dans le village de mon enfance, on offrait une petite liqueur maison à qui venait vous souhaiter la "Bonne Année", le jour de l'An de préférence, mais ce n'était une règle rigide: tant que la semaine n'était pas finie !  J'en ai, gamin, beaucoup profité de ce plaisir aujourd'hui disparu qui nous permettait de faire des comparaisons entre nos voisins: chez untel sa liqueur de prune était toujours trop forte, chez l'autre le fruit était fade, par contre chez le Père Motut, huuummm..., sa noix verte devenue bien brune était à se mettre en mal pour en avoir un second verre...

     Vous voici donc offerte de bon cœur ma petite "framboise" virtuelle !

 

 

J'ai perdu l'habitude d'envoyer des "newsletters" par désapointement général et aussi parce que devant le flot d'infos que l'internet charrie, il y avait un risque de laisser emporter les miennes loin de leurs destinataires... 

Je vais donc profiter de ces jours de l'AN 2012 pour vous informer un peu sur mon environnement, sur les changements subis dans mon activité et les effets nocifs ou positifs qui s'en sont découlés.

J'ai perdu beaucoup de ma clientèle professionnelle, échaudée par les délocalisations auxquelles elle n'a pas pu répondre et préféré alors remiser les framboisiers au râtelier. Pour conséquence j'ai vu s'évanouir l'essentiel de mon revenu en à peine 2/3 années: je vous dis pas mes ennuis! Je m'en suis sorti en baissant la tête (moralement surtout) et en cherchant ailleurs de quoi m'aider à remonter la pente.

En même temps que proposer du matériel de qualité afin d'alimenter le circuit des produits finis pour jardineries et distribution spécialisée (jeunes mini-plants pour rempotages) j'ai choisi de mettre en marche une vente directe vers les amateurs, d'abord grâce à un catalogue papier de qualité, ensuite et surtout grâce à la vente directe en ligne et qui aujourd'hui est ma meilleure réussite. Tout ne peut être toujours parfait, surtout quand on débute, mais l'essentiel étant de toujours chercher à s'améliorer, l'avenir s'espère et se veut prometteur.

Ce que j'ai trouvé aussi d'essentiel dans cette activité de vente au détail, c'est de m'avoir permis de valoriser ma collection empirique de variétés de petits fruits et de toujours chercher à l'augmenter sans cesse, bien qu'en ce qui concerne les nouveautés, il me faut savoir prendre le temps de respirer et ne pas accabler le client de nouvelles créations, en cela qu'actuellement il y a comme une surenchère chez les obtenteurs spécialisés toujours à l'affut de la variété qui leur ferait conquérir le marché ! Certains allant même maintenant à protéger autant les plants que les fruits (comme pour les fleurs coupées) et exigeant de leurs acheteurs la signature de contrats les liant au mètre cultivé, une redevance nouvelle étant demandée au producteur !!!

 

Il faut dire que le système d'intégration instauré en Europe par l'américain Driscoll (j'en ai déjà parlé ici), qui enferme le producteur dans des règles qui ne sont pas les siennes, imposées donc, sans regard sur les variétés, les fumures et les traitements, suscite des vocations que personnellement je trouve peu favorables aux désirs du consommateur qui a besoin de tout savoir sur ce qu'il achète.

Il semblerait selon mes informations que les fruits qu'ils produisent subissent des traitements particuliers leur permettant de trainer plusieurs semaines dans les rayons non réfrigérés. C'est une hypothèse.

 

Pour en revenir aux droits nouveaux réclamés par les obtenteurs, je doute qu'ils puissent faire appliquer leurs taxe sans avoir un suivi sur les fruits mis en vente, ce qui oblige à dénommer les variétés au niveau du détail, ce qui est une bonne chose, aujourd'hui personne n'achète une pomme sans nom, une framboise si!, mais comme toutes les framboises sont quasi unicolores, il faudra en plus avoir un traçage génétique qui sera très dur à mettre en place. Et faudra-t-il ensuite que les variétés concernées soient de qualité supérieure pour supporter le coût d'un tel traitement et décider l'acheteur à les consommer en priorité.

 

Ce n'est pas fait d'avance !!!

 

Mes réflexions sur ces sujets n'ont jamais trompé personne et j'ose me vanter de voir un peu plus juste que d'autres sur l'avenir de ces filières, ainsi je veux revenir sur la fameuse certification BIO si demandée par certains petits producteurs, dans l'espoir de vendre vite et bien leurs récoltes, mais qui coûte cher et qui oblige ces gens à devoir se plier à des règles souvent bêtes et exclusives, pas toujours conscients de s'obliger ainsi à des prérogatives morales et philosophiques qu'en d'autres lieux ils auraient combattu.  Il existe dans ce milieu une sorte de mystique rétrograde proposant le retour à des valeurs anciennes qui seraient selon eux seules capable d'amener le bonheur aux gens qui voueraient leur âme à ces croyances.

Je ne suis pas de ces gens-là, je suis ce qu'on appelle un humaniste confiant en l'homme pour améliorer ses conditions de vie, pour se remettre en cause sans avoir à se soumettre à des visions idéalisées d'un monde qui n'a jamais existé.

Pour cela que je pense que notre société doit établir des lois valables pour tous, sans exclusive et surtout se doit les faire respecter. Interdire les pratiques désastreuses des dernières décennies, interdire tous les produits dangereux pour la santé afin que QUICONQUE achetant un fruit ou un légume, n'ai pas à craindre l'empoisonnement à court ou long terme: que l'égalité entre tous soit parfaite et que l'argent ne favorise plus la division dans les couches de la société. 

Pour cela que je m'oppose à un circuit vert marginal, condamné à l'exclusive et au dictat idéologique.

Pour cela que je fais confiance au génie de l'homme pour trouver des solutions qui satisfassent tout le monde en même temps ! Et actuellement les faits me donnent encore une fois raison: les néo industriels de la filère se tournent de plus en plus vers la recherche de produits nouveaux respectueux des environnements et de plus en plus découvrent des moyens de protection des cultures naturels et peu ou pas du tout nocifs. Demain on aura oublié la folie de l'agriculture pompidolienne qui se remit pieds et poings liés à l'industrie chimique (pétrolière) pour garantir sa productivité. Demain personne ne trouvera à redire sur la productivité des agriculteurs qui auront à leur disposition tout ce qu'il faut pour faire rester en vie leurs compatriote en même temps que de les nourir !!!

 

Je concède seulement aux partisans du BIO d'avoir contribué un peu à ouvrir les yeux de la majorité, à proposer la différence, à d'avoir incité tout un monde à diriger son énergie dans un sens plus respectable. Mais l'avenir n'est plus dans une fuite en avant idéologique.

 

 

 

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Amusant, n'est-ce pas ?

 

Parlons un peu de mes plantes maintenant, nouvelles ou pas:  ma collection de framboisiers déjà très importante s'est élargie depuis peu aux nouveautés anglaises sans épines, à très beaux fruits (Joan SQUIRE, Joan J "Victorine", Autumn Treasure "Montresor" pour les remontantes, M.Minerva "Plazza Minerva" non-remontante précoce... et à des jaunes comme BLONDIE ou NORABELLE, cette dernière m'ayant été offerte par un producteur pro qui l'a découverte au sein d'une plantation de type POLKA.  BLONDIE m'a aussi été rapportée par un client, amateur cette fois, qui l'avait dans son jardin depuis un très long temps ... sans savoir son nom !   C'est donc moi qui l'ai rebaptisée ainsi, comme Lulu ! Ce qui m'amène à vous parler de la mode des variétés dites "anciennes" que certains me réclament sans trop savoir pourquoi... parce que l'on leur rabâche peut-être.

Il n'a jamais été fait de recensement des variétés de framboisiers comme celui établi pour les espèces fruitières plus nobles comme les pommes, donc il est pratiquement impossible de s'accorder sur ce qu'est exactement une variété ancienne, et quand on en trouve une, perdue au fond d'un vieux jardin, il est impossible ou presque de lui mettre un nom dessus...

C'est alors que je les orne d'un petit prénom à ma façon, que je leur offre une seconde jeunesse et tout le monde est content !

Je sais aussi des variétés à peine âgées d'une quarantaine d'années, que personne ou presque n'a connu, que j'ai moi-même cultivées et si je peux les retrouver, je vous en ferai profiter ...

Un dernier petit mot sur mes créations personnelles, Berbéranza une remontante précoce de très bonne tenue pour un producteur, au fruit régulier plus intéressant que celui de Blissy, puis surtout d'Espéranza, non remontante de plein été, au fruit exceptionnel de calibre, de fermeté et de parfum... et au potentiel de fructification, donc de rendement, très élevé.

 

Parmi les groseilliers, rien de bien nouveau... c'est un secteur d'activité réduite. Surtout que depuis que les hollandais ont trouvé le moyen d'en produire hors saison, plus personne ne s'intéresse vraiment à la question. Il s'en vend des fraîches toute l'année... pas très bonnes, c'est sûr, et même absolument dégueulasses !

Ce qui n'est pas le cas des variétés que je mets en vente, bien entendu !

Chez les cassis c'est aussi le train-train: hormis IVORY, nouveauté anglaise à gros fruits sucrés idéale pour le marché de bouche, donc pour l'amateur, mais dont mon stock vendable est des plus réduit !

Groseilliers épineux, même chanson ! Et si je le voulais je pourrais étoffer ma collection de beaucoup de variétés supplémentaires, mais on va prendre son temps... C'est je pense dans cette espèce (ribes uva-crispa) que l'on peut récupérer les plus anciennes variétés connues ...

 

Myrtilliers: si on le veut, on peut épaissir vite fait la liste mais sans que cela soit d'un intérêt évident, autre que d'assouvir sa soif de collectionneur. Je continue de dire beaucoup de bien des Vacciniums Ashéis et de leurs dérivés hybrides.

C'est un peu pareil pour les rhubarbes bien que j'aimerais vraiment pouvoir importer quelques variétés Nord-Américaines, ainsi qu'une spécialité à tiges jaunes !

 

Reste plus que les Mûres où justement des nouveautés sont récemment apparues, principalement des obtentions à tiges épineuses, soit rigides comme OBSIDIAN ou TUPI, soit souples comme BLACK BUTTE ou KARAKA BLACK. Les rigides ayant en plus l'originale faculté de pouvoir confectionner des haies infranchissables à qui ne s'est pas recouvert d'un blindage adapté.

 

 

Je vois rien de plus à vous dire pour le moment.

 

Merci à vous.

 

 

 

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      Très, très zoulie framboise !!!

 

 


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Uriell 04/01/2012 21:56

Bonne année à vous aussi.
Que d'optimisme en cette année de "déconfiture" économique voulue par les financiers ? et en tout cas subit par tous à des degrés divers.
Ah la chimie, s'en passer totalement me semble être une utopie, mais développer les méthodes alternatives et s'inspirer de ce que faisaient les anciens avant la chimie c'est possible, mais il faut
que tout le monde s'y mette !
Bonne soirée et bonne continuation.

rougesperanza.over-blog.com 05/01/2012 10:00



Je pense que le mot "chimie" n'est pas un gros mot et que le génie humain saura trouver matière à ce qu'elle redevienne positive. Les vieilles méthodes oui, mais il ne faut pas tourner le dos à
la vie, elle ne retourne JAMAIS en arrière. Ce que je dis c'est que seule une politique volontaire en faveur de l'élimination des produits malsains comme préalable à toute recherche finira par
porter ses fruits.  Cela va déjà dans ce sens. L'Industrie n'est elle non plus pas une horreur à fuir: c'est juste le travail des hommes mis en boite et régulé pour une production de
quantité nécessaire à la bonne marche de la société.


C'est la boite et ce qu'on fait dedans qui doit être surveillé, sa finalité étant aussi de dépasser le simple gain financier.



aude TIBERGHIEN 03/01/2012 16:14

Merci pour votre super article ..meilleurs vœux d agriculture saine comme vous savez le faire

rougesperanza.over-blog.com 05/01/2012 09:54



Merci à vous aussi de laisser un petit mot !



Olivier 03/01/2012 08:08

Je découvre avec bonheur que l'optimiste qui sommeillait en toi vient de se lever du bon pied pour aborder l'année 2012 ! Article très intéressant même si je pense que l'on est pas prêt de se
passer de chimie en agriculture et que les techniques dites « alternatives » resteront encore confidentielles dans des productions intensives.
« Demain personne ne trouvera à redire sur la productivité des agriculteurs qui auront à leur disposition tout ce qu'il faut pour faire rester en vie leurs compatriote en même temps que de les
nourrir !!! ». En effet, il faudra nourrir les habitants toujours plus nombreux sur la planète et expliquer aux consommateurs que tous les produits issus de l'industrie agrochimique ne
sont pas forcement le pire pour l'homme...

rougesperanza.over-blog.com 03/01/2012 23:26



Désolé monsieur Olivier, mais l'agriculture peut être très productiviste sans chimie. Tu devrais enfin ouvrir les yeux mon ami, en cette nouvelle année pleine de promesses ...